Pourquoi privilégier l’approche holistique pour vos initiatives de transformation ?

16 juin 2020

Dans les entreprises, rien n’est plus difficile que d’assurer la circulation des informations liées aux initiatives de progrès et projets de transformation. Il faut reconnaitre que la tâche est ardue du fait que les différents programmes, démarches et dispositifs s’appuient individuellement sur leurs propres silos organisationnels. Lorsqu’on parle de faire évoluer l’entreprise en profondeur et durablement, la plus grande difficulté est moins de trouver des interlocuteurs spécialisés pour traiter telle ou telle problématique que d’avoir une vision d’ensemble exhaustive, capable de soutenir les synergies nécessaires et ainsi atteindre les objectifs stratégiques. L’approche holistique pourrait cependant apporter la réponse mais de quoi s’agit-il concrètement ?

Transformation de l’organisation : l’état actuel des pratiques

Force est de constater que malgré la meilleure volonté, les organisations peinent à mettre en œuvre des politiques de transformation profondes et durables. Les multiples dispositifs d’amélioration continue, de qualité et d’innovation possèdent chacune leur propre feuille de route et leur propre temporalité. Résultat ? Les équipes opérationnelles ne savent plus où donner de la tête et la conduite du changement devient un véritable casse-tête.

Encore trop souvent, ces dysfonctionnements découlent de jeux de pouvoirs internes, de cloisonnements rigides des services et parfois pire, d’egos en mal de reconnaissance qui n’ont de cesse de revendiquer leur périmètre d’action. La quête de performance individuelle supplante alors celle de la réussite collective et favorise un travail plus solitaire, une culture du management résolument top-down et cela renforce inévitablement les silos organisationnels.

Alors que faire pour sortir de cet imbroglio ? La meilleure solution est de privilégier davantage l’intelligence collective en s’appuyant pour cela sur une bonne représentation de toutes les dimensions impactées. La priorité est de permettre à chacun d’y voir clair et de trouver sa place en prenant en charge la conduite de changement nécessaire. En revanche, mettre en œuvre une culture plus participative basée sur le collaboratif exige de résoudre le problème de départ sur la bonne circulation des informations. Il est donc essentiel de pouvoir s’appuyer avant tout sur un référentiel commun et exhaustif de toutes les initiatives de transformation comme nous l’avions expliqué dans cette infographie.

La capacité à mieux collaborer est le facteur clé de succès incontournable pour faire évoluer l’organisation de manière durable. Face à des situations complexes, les décisions prises à huis clos depuis le haut de la pyramide ne sont pas toujours adaptées à la réalité du terrain. Dès lors, comment adapter votre processus décisionnel pour privilégier davantage d’intelligence collective ?

L’approche holistique au travers des « Ways of Working »

Les entreprises qui lancent des multitudes de dispositifs perdent inévitablement la vue d’ensemble et se mettent à voir les projets uniquement sous un angle réduit. La gouvernance de tous les dispositifs mènera alors à un travail colossal de communication, de reporting et de conduite du changement.

Bill Hewlett et Dave Packard, fondateurs du célèbre constructeur informatique Hewlett Packard, avaient de leur temps parfaitement compris ces enjeux et établi une ligne de conduite interne nommée « HP Way » dont l’objectif était de créer une organisation qui favorise au maximum le travail d’équipe. La culture HP Way établissait ainsi cinq valeurs clés que chaque collaborateur de l’entreprise incarnait :

  • L’importance du respect de l’individu,
  • La valeur du leadership,
  • L’importance de l’intégrité,
  • La puissance du travail en équipe,
  • La nécessité de l’adaptabilité.

Quand on voit que Hewlett Packard a réussi à se positionner comme leader sur de nombreux marchés, on ne peut que reconnaître l’impact positif de cette culture. C’est pourquoi aujourd’hui, de nombreuses entreprises définissent elles-aussi leurs « Ways of Working » afin d’adapter leurs modes de management et de gouvernance des dispositifs aux enjeux de la transformation. Pour que cela fonctionne, elle établissent leurs Ways of Working selon trois dimensions.

The « Way to go »

L’entreprise doit adopter une approche holistique de sa transformation qui puisse être comprise par l’ensemble des collaborateurs et cela repose sur la création d’un référentiel exhaustif de ses engagements et de toutes les dimensions qui sont impactées par les différents dispositifs. Par exemple, il n’est pas nécessaire d’avoir cinq dimensions différentes éclatées dans plusieurs services pour mesurer l’engagement client, une seule suffira et évitera aux équipes de se disperser. Ce référentiel pourra évoluer dans le temps et s’affiner en fonction de la maturité de l’entreprise et surtout de l’adhésion des équipes.

The « Way to act »

Chaque dispositif conduit à mettre en œuvre des actions concrètes qui font évoluer l’entreprise et qui vont donc impacter une ou plusieurs dimensions du référentiel. Elles peuvent alors être classées en fonction de leur contribution aux standards, règles, processus et normes en vigueur dans l’entreprise :

  • Strenghten : renforcer la manière actuelle de faire en traitant et en prévenant les écarts.
  • Improve : améliorer la manière de faire en la rendant plus efficace, plus simple et moins consommatrice de ressources.
  • Transform : changer la manière de faire pour l’adapter aux évolutions de l’environnement.

The « Way to be »

C’est enfin la composante essentielle pour réussir puisqu’elle détermine l’état d’esprit dans lequel ces activités doivent être conduites. Aucun programme ne devrait être lancé sans qu’il y ait une compréhension et une adhésion totale aux Ways of Working par les équipes. Chaque dispositif pourra ensuite définir sur quelles dimensions il souhaite influer et avec quelle intensité grâce aux trois natures d’actions.

Et si on arrêtait de réinventer la roue à chaque nouveau programme ? Et si on arrêtait de perdre les collaborateurs en cours de route à force de cumuler les dispositifs ? L’approche holistique, par sa réflexion systémique, permet de mener à bien tous les projets de transformation de manière progressive et durable, ce qui est vital dans notre monde économique actuel.

Afin de prendre une longueur d’avance en matière de compétitivité, téléchargez notre guide pour vous aider à réconcilier performance, progrès et collaboratif :