Les organisations ne manquent pas d’initiatives.
Elles souffrent même souvent du problème inverse : une accumulation de programmes, de feuilles de route et d’ambitions stratégiques qui finissent par entrer en concurrence les uns avec les autres. Innovation, digitalisation, excellence opérationnelle, expérience client, RSE, transformation, performance industrielle, qualité, simplification, conformité, data, intelligence artificielle…
Chaque programme est légitime. Chacun répond à un enjeu réel. Chacun porte une ambition utile pour l’entreprise. Pourtant, lorsque ces programmes se multiplient sans orchestration commune, ils finissent par saturer la capacité d’exécution de l’organisation.
Le problème n’est pas l’existence de ces programmes. Le problème vient de leur empilement, de leur absence d’arbitrage global et de leur difficulté à s’inscrire dans un cadre de référence partagé.
Des programmes légitimes qui finissent par entrer en concurrence
Des programmes rarement coordonnés
Dans la plupart des organisations, chaque programme arrive avec :
- Son propre vocabulaire,
- Ses propres priorités,
- Son propre référentiel,
- Ses propres indicateurs,
- Ses propres sponsors,
- Et ses propres échéances.
Chacun de ces programmes repose sur une grille de lecture spécifique.
- Le programme d’innovation parle d’exploration, d’idées, d’expérimentations, de différenciation et de nouveaux usages.
- Le programme de transformation digitale parle d’automatisation, de data, d’outils, de dématérialisation ou d’intelligence artificielle.
- L’excellence opérationnelle parle de performance, de Lean, de simplification, de réduction des irritants et d’amélioration continue.
- L’expérience client parle de satisfaction, de parcours, de qualité perçue et de fidélisation.
- La RSE parle d’impact, de responsabilité, de conformité, de trajectoire carbone et de durabilité.
- La qualité parle de standards, d’audits, d’écarts, de maîtrise des risques et de conformité aux exigences.
Tous ces langages sont utiles. Tous ces programmes peuvent créer de la valeur. Leurs dynamiques ne sont toutefois pas toutes de même nature.
Certains sont des dispositifs permanents, installés durablement dans l’organisation : stratégie, amélioration continue, innovation et R&D, développement produit, qualité, sécurité ou environnement. D’autres prennent la forme de programmes transversaux lancés par vagues : digitalisation, réduction des coûts, Lean, transformation ou intelligence artificielle.
Les premiers structurent durablement le fonctionnement de l’entreprise. Les seconds cherchent à accélérer une transformation particulière. Mais tous sollicitent les mêmes équipes, les mêmes managers, les mêmes experts et les mêmes capacités d’exécution.
Résultat : lorsqu’ils ne sont pas reliés dans une architecture commune, ils deviennent progressivement des couloirs parallèles. Chaque programme avance avec sa propre logique. Chaque programme cherche à démontrer sa valeur. Chaque programme mobilise les mêmes ressources critiques. C’est là que naît la concurrence.
Une concurrence invisible entre programmes
Cette concurrence n’est généralement ni officielle ni assumée. Aucun dirigeant ne souhaite volontairement mettre ses programmes en compétition les uns avec les autres. Pourtant, dans les faits, cette concurrence existe.
Elle se manifeste par une concurrence pour :
- Etre visible auprès de la direction.
Chaque programme doit montrer qu’il avance, qu’il produit des résultats, qu’il mérite d’être soutenu.
- Obtenir du temps terrain.
Les mêmes équipes opérationnelles sont sollicitées pour participer à des ateliers, alimenter des plans d’action, contribuer à des diagnostics, répondre à des enquêtes, suivre des indicateurs ou mettre en œuvre des actions.
- Capter l’attention managériale.
Les managers deviennent les points de passage obligés de toutes les transformations, sans toujours disposer d’une vision claire des priorités relatives.
- Accéder aux budgets.
Chaque programme défend ses projets, ses besoins, ses échéances et ses gains attendus.
- Imposer son référentiel.
Chaque programme propose ses catégories, ses indicateurs, ses rituels, ses comités et ses reportings.
- Mobiliser les experts.
Les mêmes profils clés sont sollicités par plusieurs dynamiques en parallèle : qualité, méthodes, IT, data, finance, opérations, RH, maintenance, supply chain, commerce, relation client.
Pris individuellement, chaque besoin semble raisonnable. Pris collectivement, ils deviennent difficiles à absorber.
Quand l’organisation subit une pluie de météorites
Pour la direction générale, l’ensemble peut donner l’impression d’une organisation active, dynamique, mobilisée autour de nombreuses ambitions. Mais pour les opérationnels, la réalité est parfois très différente. Ils ne perçoivent pas toujours une stratégie cohérente. Ils reçoivent plutôt une succession de sollicitations, d’urgences, de plans d’action, de reportings, d’ateliers, de priorités et de nouveaux programmes.
Chaque direction demande un effort. Chaque programme ajoute une couche. Chaque feuille de route crée de nouvelles attentes.
Pour les équipes terrain, cela peut finir par ressembler à une pluie de météorites. Les demandes arrivent de partout. Les priorités se superposent. Les arbitrages sont parfois implicites. Les doublons apparaissent. Les initiatives se croisent. Certaines actions se contredisent. D’autres poursuivent des finalités proches sans jamais être rapprochées.
Le résultat est connu : saturation des opérationnels, doublons, priorités floues, initiatives parfois contradictoires, perte de sens, ralentissement de l’exécution et dilution de la valeur. L’organisation ne manque pas d’énergie. Elle manque d’un cadre pour canaliser cette énergie.

Les stratégies additives et le coût de la mauvaise gouvernance
Le piège des stratégies additives
Chez Humanperf, nous parlons de stratégies additives. Une stratégie additive consiste à ajouter de nouveaux programmes aux programmes existants, sans toujours clarifier ce qui doit être arrêté, simplifié, fusionné, priorisé ou arbitré.
L’entreprise ajoute une feuille de route digitale à une feuille de route d’excellence opérationnelle. Puis elle ajoute un programme RSE. Puis un plan qualité. Puis une démarche expérience client. Puis une initiative data. Puis un chantier IA. Puis un programme de simplification.
Chaque ajout est justifié. Mais l’ensemble devient progressivement difficilement gouvernable.
La stratégie additive donne l’impression d’une organisation ambitieuse. Mais elle peut aussi devenir un facteur majeur de dispersion. Elle pousse l’organisation à lancer plus facilement qu’elle ne stoppe. A empiler plus facilement qu’elle ne priorise. A solliciter plus facilement qu’elle ne protège la capacité d’exécution.
Or, la capacité d’exécution est une ressource limitée.
- Le temps des équipes est limité.
- L’attention managériale est limitée.
- Les budgets sont limités.
- Les experts sont limités.
- La capacité d’absorption du terrain est limitée.
Quand multiplier les initiatives ralentit leur exécution
La physique des flux aggrave le tout. La loi de Little est implacable : toute augmentation de l’en-cours augmente mécaniquement les délais. Puisque chaque dispositif doit démontrer sa valeur, chacun multiplie les chantiers et les preuves de concept; plus on sature les équipes, plus chaque initiative met de temps à aboutir, et plus les gains attendus reculent. On croit accélérer en lançant davantage; on ralentit tout.
Une bonne gouvernance ne consiste donc pas seulement à lancer les bons programmes. Elle consiste aussi à organiser leur cohabitation.
Le coût caché de cette mauvaise gouvernance
Cette situation a un coût. Mais ce coût est rarement visible dans les comptes de résultat. Il ne se présente pas sous la forme d’une ligne comptable appelée « mauvaise gouvernance ». Il se cache dans les retards, les arbitrages tardifs, les réunions de coordination, les doublons, les projets fantômes, la dispersion des ressources ou la fatigue organisationnelle.
C’est ce que nous appelons chez Humanperf le Cost of Poor Governance, ou CoPG : le coût de la mauvaise gouvernance. Le CoPG permet de mettre un chiffre sur une réalité que beaucoup de dirigeants pressentent sans toujours pouvoir l’objectiver. Il ne s’agit pas seulement du coût des mauvais projets. Il s’agit aussi du coût des bons projets qui se gênent entre eux faute d’un cadre commun d’arbitrage. Lorsque plusieurs programmes mobilisent les mêmes ressources sans vision d’ensemble, la valeur se perd de plusieurs manières.
- Il y a d’abord un coût d’inefficacité interne : le temps passé à chercher l’information, réunions sans décision, reportings redondants, re-travail, manque de coordination, arbitrages retardés.
- Il y a ensuite un coût du retard : les gains attendus des initiatives arrivent plus tard que prévu. Une économie qui devait être captée cette année est repoussée de plusieurs mois. Une amélioration de performance est décalée. Une opportunité de marché est manquée.
- Il y a enfin un coût de désalignement stratégique : des ressources sont mobilisées sur des initiatives non prioritaires, mal arbitrées, redondantes ou insuffisamment reliées aux objectifs de l’entreprise.
Le CoPG rend visible cette valeur perdue ou différée. Il permet aux dirigeants de passer d’un ressenti diffus à une lecture plus économique et plus gouvernable du problème.

Rendre les ambitions stratégiques réellement exécutables
Une ambition stratégique ne crée pas de valeur parce qu’elle est formulée. Elle crée de la valeur lorsqu’elle devient exécutable. C’est précisément là que beaucoup d’organisations rencontrent une difficulté.
La stratégie est souvent claire au sommet. Les intentions sont connues. Les grands axes sont formalisés. Les programmes sont lancés.
Mais entre l’ambition stratégique et l’exécution opérationnelle, il manque parfois un cadre stable pour relier les initiatives, les périmètres, les ressources, les responsabilités, les priorités et les arbitrages.
Ce manque de cadre se traduit par une question simple : l’organisation dispose-t-elle d’une architecture suffisamment claire pour absorber, organiser et piloter l’ensemble de ses initiatives ?
Si la réponse est non, chaque nouveau programme risque d’ajouter de l’instabilité dans le système. L’entreprise ne doit donc pas seulement se demander si elle a les bons programmes. Elle doit aussi se demander si ces programmes sont suffisamment orchestrés pour être réellement exécutables.
L’AOP pour organiser les initiatives dans une architecture commune
Pour répondre à cet enjeu, Humanperf a développé le concept d’AOP : l’Architecture Opérationnelle de la Performance.
L’AOP permet de projeter les ambitions stratégiques de l’entreprise dans un cadre stable, pérenne et évolutif. Elle ne cherche pas à remplacer les programmes existants. Elle ne constitue pas un programme supplémentaire. Elle permet au contraire de les organiser dans une architecture commune, afin de transformer une accumulation de programmes concurrents en un ensemble d’initiatives complémentaires, lisibles et arbitrables.
L’AOP repose sur trois questions structurantes.
Le « Où » : sur quels périmètres agit-on ?
La première question est celle du périmètre. Où l’ambition stratégique doit-elle se projeter ?
- Sur quels sites ?
- Quels services ?
- Quels processus ?
- Quels produits ?
- Quels clients ?
- Quels fournisseurs ?
Le « Comment » : selon quelles règles du jeu ?
La deuxième question est celle du terrain de jeu. Sommes-nous dans le stratégique, le tactique ou l’opérationnel ?
- Comment l’organisation souhaite-t-elle agir ?
- Avec quels leviers ?
- Selon quelles règles de priorisation ?
- Avec quels modes d’arbitrage ?
- Quels niveaux d’action ?
- Quels critères de décision ?
Cette dimension permet d’éviter que chaque programme impose ses propres règles sans cohérence globale. Elle aide à distinguer ce qui relève d’une action simple, d’un plan d’action, d’un projet structurant ou d’une étude préalable. Elle permet aussi de clarifier les modalités d’évaluation, de décision, de mise en œuvre et de suivi. Le « Comment » donne de la cohérence au passage de l’idée à l’action.
Le « Quoi » : selon quelle logique les initiatives sont-elles organisées ?
La troisième question est celle de la classification des initiatives. Il permet de les organiser selon plusieurs dimensions structurantes : leur origine, leur nature, leur finalité…
Le « Quoi » joue donc un rôle de liant. Il relie les initiatives portées par les différents terrains de jeu et opérées dans les sites, les services ou les processus à des finalités communes et transverses. Il permet de dépasser l’empilement des programmes pour construire une lecture transversale de leur contribution à la performance.
C’est aussi grâce à cette lecture que l’organisation peut identifier les doublons, les zones de recouvrement, les contradictions potentielles ou les initiatives qui contribuent à plusieurs finalités à la fois.
Passer de programmes concurrents à des initiatives complémentaires
L’objectif de l’AOP n’est pas d’ajouter un référentiel de plus. L’objectif est de créer un cadre commun dans lequel les différents programmes peuvent cohabiter, se renforcer et être arbitrés.
Dans cette logique, l’innovation, le digital, l’excellence opérationnelle, l’expérience client, la RSE ou la qualité ne sont plus des silos concurrents. Ils deviennent des angles d’activation d’une même architecture opérationnelle. Une initiative peut ainsi contribuer à plusieurs ambitions à la fois.
- Un projet digital peut améliorer l’expérience client.
- Une action qualité peut renforcer l’excellence opérationnelle.
- Une initiative RSE peut transformer un processus.
- Une démarche data peut accélérer la performance industrielle.
L’AOP permet de voir ces liens. Elle permet de sortir des logiques de programmes isolés pour construire une lecture transversale de la contribution des initiatives. Elle offre un langage commun pour mieux prioriser, mieux arbitrer et mieux exécuter.
Reprendre le contrôle de la capacité d’exécution
Un enjeu majeur pour les dirigeants
La concurrence entre programmes est un sujet de direction générale. Elle touche directement à la capacité de l’entreprise à transformer ses ambitions en résultats. Elle interroge la soutenabilité de la charge imposée aux équipes. Elle questionne l’utilisation des ressources. Elle révèle la qualité des arbitrages. Elle met en lumière la maturité de la gouvernance.
Pour un dirigeant, la question n’est donc plus seulement : avons-nous les bons programmes stratégiques ? La question devient : nos programmes sont-ils organisés dans une architecture qui permet réellement de les exécuter ?
Autrement dit : l’entreprise pilote-t-elle un portefeuille cohérent d’initiatives ou administre-t-elle une juxtaposition de programmes qui se disputent les mêmes capacités d’exécution ?
Cette question est essentielle, car une organisation peut être très active sans être réellement performante. Elle peut lancer beaucoup de projets sans livrer suffisamment de valeur. Elle peut mobiliser beaucoup d’énergie sans produire les résultats attendus. Elle peut afficher de nombreuses priorités sans donner au terrain les moyens de les absorber.
Faire de la gouvernance un levier de performance
Réduire le CoPG, ce n’est pas seulement améliorer le pilotage des projets. C’est reprendre le contrôle de la capacité d’exécution de l’organisation.
Cela suppose de :
- Rendre visibles les initiatives.
- Clarifier les priorités.
- D’identifier les doublons.
- Détecter les projets fantômes.
- Mesurer les retards.
- D’arbitrer plus vite.
- Protéger les ressources.
- Donner aux opérationnels une lecture claire de ce qui compte vraiment.
Cela suppose aussi de sortir d’une logique où chaque programme vit sa vie, avec ses propres règles, ses propres indicateurs et ses propres urgences. La gouvernance ne doit pas être perçue comme une contrainte administrative. Elle doit devenir un levier de performance. Une bonne gouvernance permet de concentrer l’énergie de l’entreprise sur ce qui crée réellement de la valeur.
Limiter le nombre d’initiatives actives
C’est la condition la plus contre-intuitive et la plus payante.
Plutôt que de lancer tout ce qui est approuvé, l’organisation fixe une capacité d’accueil : combien d’initiatives les sites, les managers, les experts et les équipes de soutien peuvent-ils réellement soutenir en parallèle ? Le reste attend, en file priorisée, et démarre quand une place se libère.
C’est l’application directe de la loi de Little : en réduisant l’en-cours, on livre plus d’initiatives par année, pas moins. C’est aussi le seul antidote durable aux stratégies additives : on cesse d’ajouter, on séquence.
Ce qu’il faut retenir
Les organisations ont besoin d’innovation, de digital, d’excellence opérationnelle, d’expérience client, de RSE, de qualité et de transformation.
Le sujet n’est pas de réduire l’ambition. Le sujet est de rendre cette ambition soutenable.
Sans orchestration commune, les programmes stratégiques risquent de se concurrencer, de saturer les équipes et de ralentir l’exécution.
Avec une Architecture Opérationnelle de la Performance, ces mêmes programmes peuvent devenir complémentaires, lisibles et arbitrables.
C’est tout l’enjeu du CoPG et de l’AOP : aider les dirigeants à objectiver le coût de la mauvaise gouvernance et à structurer un cadre durable pour transformer les ambitions stratégiques en initiatives réellement exécutables.
Chez Humanperf, nous aidons les organisations à :
- Mesurer leur Cost of Poor Governance,
- Formaliser leur Architecture Opérationnelle de la Performance,
- Et à remettre en cohérence leurs initiatives, leurs programmes et leurs capacités d’exécution.
Si ce sujet résonne avec ce que vous observez dans votre organisation, contactez-nous pour en savoir plus.
Il suffit parfois d’une première lecture structurée du portefeuille d’initiatives pour révéler des coûts cachés, des doublons, des arbitrages manquants et des marges de manœuvre considérables.
FAQ – La concurrence entre programmes
Orchestrer les dispositifs et les programmes, est-ce que ça revient à les fusionner ?
Non. Chaque dispositif conserve sa mission, ses méthodes et ses experts; chaque programme conserve son sponsor et ses objectifs. Ce qui est mis en commun, c’est le référentiel des initiatives, les critères de priorisation et le rituel d’arbitrage. On centralise la visibilité et les décisions d’allocation de capacités, pas les équipes.
Qu’est-ce que l’AOP apporte de plus qu’un bureau de projets classique ?
Un bureau de projets encadre généralement les projets qui lui sont confiés. L’Architecture Opérationnelle de la Performance couvre l’ensemble des initiatives, quelle que soit leur origine (dispositifs permanents comme programmes transversaux), et les relie à une structure stable : les lieux où elles atterrissent, les règles du jeu qui les encadrent et leur finalité. C’est ce qui permet d’arbitrer entre un chantier lean, un projet digital et une action QSE, ce qu’aucun dispositif ne peut faire seul.
Par où commencer quand chaque programme a déjà ses outils et ses habitudes ?
Par l’inventaire. Recenser toutes les initiatives actives dans un référentiel commun, même sommairement, suffit généralement à provoquer la prise de conscience : on découvre presque toujours plus d’initiatives en cours que ce que la capacité réelle peut soutenir, et souvent des doublons entre programmes.
Limiter le nombre d’initiatives actives dans une organisation, n’est-ce pas ralentir le progrès?
C’est l’inverse, et c’est ce que démontre la loi de Little : en réduisant l’en-cours, chaque initiative traverse le système plus vite, et on en termine davantage sur une même période. On ne renonce à rien, on séquence. Les gains arrivent plus tôt au lieu de rester coincés dans des dizaines de chantiers à moitié finis.




