« Management de l’innovation » :
un livre de Didier Janssoone avec toutes les clés pour innover !

20 sept. 2019

Nous avons lu pour vous « Management de l’innovation » par Didier Janssoone, un livre qui présente des éléments clés pour comprendre et animer une démarche d’innovation participative en entreprise.

Qu’est-ce que l’innovation participative ? Comment celle-ci fonctionne-t-elle ? Comment fédérer les employés autour de la démarche ? Autant de questions auxquelles Didier Janssoone essaie de répondre dans son ouvrage aux éditions Ellipses. N’hésitez pas à le lire pour y découvrir de nombreuses pistes pour votre démarche ! En attendant, voici notre synthèse.

Le Management de l’innovation en synthèse

L’innovation participative est un élément clé du collaboratif, formidable facteur d’efficacité collective et d’engagement. Elle met en avant la créativité de toutes celles et ceux qui cherchent à simplifier, améliorer et optimiser les pratiques professionnelles, les gestes métiers, les processus et les outils de l’organisation.

Le Management de l’innovation est donc un dispositif qui permet de valoriser la créativité des salariés en les faisant participer aux efforts de recherche et d’innovation. Si cette démarche est applicable dans n’importe quel secteur de l’économie et dans tous les types d’entreprise, elle doit en revanche être organisée si l’on veut qu’elle soit efficace :

  • Via un SMI (Système de Management des Idées),
  • Par un réseau structuré d’animateurs qui assureront le suivi des idées,
  • Avec un programme de reconnaissance pour motiver à la contribution d’idées.

Une fois en place, l’innovation participative fait émerger des solutions auxquelles les spécialistes ne pensent pas toujours. Or, ce ne sont pas les idées et solutions innovantes qui manqueront, la difficulté résidera plutôt dans l’animation de cette démarche d’innovation participative qui, sans l’outil adéquat, prendra difficilement forme.

Pratiquer et manager l’innovation participative dans l’entreprise

Dans l’entreprise, de nombreux individus ont un besoin spontané d’expression créative. Petites ou grandes idées, il est du devoir de l’entreprise de se donner les moyens de ne pas les laisser de côté et surtout de leur offrir la possibilité de se concrétiser.

Elle doit donc s’organiser de façon efficace pour tirer profit de toutes les opportunités. Et afin de les traiter au mieux, la mise en place d’un logiciel de gestion des idées peut s’avérer extrêmement utile pour :

  • Assurer une traçabilité de l’initiative issue de l’idée de départ,
  • Permettre l’ajout de pièces annexes (photos, schémas…),
  • Offrir l’accès à un moteur de recherche (pour s’assurer que l’idée n’a pas déjà été émise),
  • Attribuer un numéro à l’idée et prévenir les personnes concernées via email,
  • Gérer la confidentialité associée à certaines idées,
  • Visionner en temps réel le portefeuille d’idées d’un salarié,
  • Suivre des expertises,
  • Suivre des budgets,
  • Diffuser et mieux communiquer sur des idées validées.

L’évaluation des idées est une étape essentielle pour que le management de l’innovation fonctionne. Cette étape se fait en 3 temps. Il faut étudier la recevabilité, faire une étude pour déterminer les suites à donner à la proposition, puis décider de l’application ou non de l’idée. Le tri et l’évaluation des idées peut se faire via un Comité d’innovation, dont la mission est de discuter et valider collégialement les idées.

L’idée est validée ? Il faut alors la mettre en œuvre et cela pourra passer par :

  • L’expérimentation à échelle restreinte, au niveau d’une équipe-test (appartenant à l’unité émettrice de l’idée),
  • La mise en mode projet, au niveau d’une unité ou de l’entreprise.

Management de l’innovation : comment faire pour que ça marche ?

Pour qu’un système fonctionne, tout le monde doit « jouer le jeu » et s’impliquer dans la démarche. En règle générale, quand le management de l’innovation est bien organisé, il a très vite du succès... En revanche, si le taux d’idées n’est pas satisfaisant, il faut alors comprendre quels sont les freins à l’innovation.

Le management de l’innovation doit ainsi satisfaire à 3 conditions pour bien fonctionner :

  • L’entreprise doit anticiper le traitement et l’évaluation des idées. Elle veillera donc à définir au préalable le ou les circuits d’expertise suivant la nature des idées.
  • Pour motiver les salariés à participer, un programme de reconnaissance peut aider à fédérer le plus grand nombre.
  • Les innovateurs doivent avoir un interlocuteur compétent et motivé : l’animateur.

Didier Janssoone nous explique en effet qu’encourager l’innovation sera le premier rôle des animateurs innovation. Ils devront faire vivre la démarche et la pérenniser dans le temps. Pour cela, il faudra s’appuyer sur des animateurs innovation « qualifiés », qui connaissent le terrain et inciteront les salariés à faire connaitre individuellement et spontanément leurs idées.

Véritable pilier de la démarche, l’animateur fait prospérer l’innovation participative dans l’entreprise en s’appuyant sur le SMI.

Les bons résultats en matière de management de l’innovation dépendent à 80% de l’activité positive de l’animateur innovation. Si celui-ci est passionné par son action, il aura d’excellents résultats.

Le rôle de l’animateur innovation se compose ainsi de 5 étapes :

  • Assurer la promotion de l’innovation participative et le suivi des idées présentées,
  • Faciliter l’étape de déclaration des idées,
  • Suivre les différentes étapes de l’évaluation des idées,
  • S’assurer des récompenses (primes, bons d’achat…),
  • Assurer le reporting.

Le choix de l’animateur est primordial car ce n’est pas une fonction classique, manager l’innovation au quotidien demande de la motivation, de l’énergie, de l’enthousiasme ainsi qu’un peu de psychologie.

Pour susciter la participation des salariés, le mieux est de communiquer régulièrement sur les objectifs de l’entreprise, sur le devenir des idées effectivement sélectionnées et sur les récompenses ou impacts pour les auteurs.

Pour cela, il est essentiel de mettre en place un tableau de bord comprenant différents indicateurs : le nombre d’idées émises, d’auteurs, le pourcentage de participation, les délais moyens de traitements, le montant moyen des gratifications…

La conclusion de Didier Janssoone dans son ouvrage est simple : certaines idées valent de l’or.

Mais une boîte à idées a aussi d’autres vertus, comme redonner du sens au travail en montrant aux différents collaborateurs l’engagement de l’entreprise dans l’innovation, et surtout qu’elle compte sur tous pour y arriver.

Ainsi les salariés sont résolument encouragés à devenir des « améliorateurs de l’existant », voire des concepteurs ou même des inventeurs car le management de l’innovation permet d’obtenir des améliorations significatives en matière de production ou de qualité des produits et services. Dans certains cas de nouveaux produits ou services peuvent également voir le jour.

Cela favorise enfin une montée en compétence des salariés qui constituent un réservoir de talents pour l’entreprise. Il est donc essentiel de valoriser leurs idées car la créativité peut servir au sens large du terme, c’est-à-dire intellectuellement mais également… financièrement.

Si les ressources naturelles sont épuisables, la créativité humaine reste quant à elle, infinie.

En complément de la lecture du livre, vous pouvez aussi télécharger notre guide complet pour améliorer dès maintenant le management de l’innovation au sein de votre entreprise :