Matière à réflexion N°2 Octobre 2019 :
culture de l’amélioration continue, innovation participative chez Air France et champs de force de Lewin

15 oct. 2019

C’est le retour de l’automne, le temps est passé si vite avec les séminaires de rentrée et les projets à finaliser avant la fin d’année qu’il est temps de trouver de nouvelles sources d’inspiration pour sortir la tête de l’eau !

Voici le nouveau numéro de « Matière à réflexion » avec des articles pour faire évoluer vos idées vers de nouvelles perspectives et prendre de la hauteur dans les domaines de l’amélioration continue, de l’innovation participative et de la gestion de portefeuilles de projets.

L’actu à la une en amélioration continue

HBR : comment créer une culture de l’amélioration continue pérenne

Creating a Culture of Continuous Improvement

La résistance au changement reste l'éternel frein à l'adoption des cultures d'amélioration continue, d'autant plus dans le secteur de la santé. Pourtant, de nombreux établissements n'hésitent plus à adopter les bonnes pratiques inspirées du système de production Toyota pour bousculer les codes et refondre leurs processus au service de la simplification et de la qualité. Malgré tout, l'amélioration continue est trop souvent dépendante de la personne qui l'initie et la déploie. Lorsqu’elle quitte son poste, c’est toute la démarche qui vacille ! HBR liste ainsi les points clés pour instaurer une véritable culture de l’amélioration continue, pérenne et bien ancrée dans l’organisation indépendamment de la personne qui l’initie : préparer la succession, généraliser des comportements Lean chez les managers de tous niveaux, créer sa propre Success Story, etc. Un article plein de bon sens à lire sur HBR.

Ces autres articles pourraient également vous intéresser :

Dossier sur la prise de décision : processus et pièges à éviter

Prise de décision : processus et pièges à éviter

La prise de décision en entreprise est aujourd'hui un processus particulièrement élaboré mais trop souvent verrouillé afin de limiter les risques ; avec tous les inconvénients que l'on connaît : délais, lourdeurs, conflits, justifications, etc. Les mécanismes de décision mériteraient pourtant d'être davantage nuancés en fonction des enjeux et du cadre de la décision. Cet article de Manager-Go écrit par Raphaële GRANGER propose un tour complet des processus de décision à l’œuvre, seul ou en groupe, avec les principales erreurs à éviter.

Pourquoi est-ce si compliqué de faire des choses simples

Pourquoi est-ce si compliqué de faire des choses simples ?

Comme disait Antoine de Saint-Exupéry : « La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer. ». Faire simple ne relève donc pas d’une vision simpliste mais plutôt de la capacité à analyser une situation complexe et d’en faire ressortir les éléments essentiels pour les différentes parties prenantes. Un article qui date de 2017 mais qui est toujours d’actualité pour remettre de la simplicité dans les démarches Qualité en appliquant 5 principes essentiels :

  • Se méfier de l’intellectualisation à outrance.
  • Ce qui est simple perdure, ce qui est compliqué disparaît naturellement.
  • Le simple résulte d’une démarche itérative.
  • En mode collaboratif, « faire simple » nécessite de savoir dire « non ».
  • Faire « simple » c’est se concentrer sur les choses essentielles.

L’actu à la une en Innovation

Témoignage Air France sur l’innovation participative

Témoignage Air France : redynamiser l’innovation participative au service de la performance

L’innovation participative est au cœur de la culture d’entreprise d’Air France depuis 25 ans. Vous découvrirez dans cet article comment la compagnie a redynamisé cette démarche appelée « DIP » en 2019 grâce au déploiement de la plateforme collaborative IDhall SC avec pour objectif de dépasser les 11 000 propositions d’idées cette année…

Ces autres articles pourraient également vous intéresser :

Innovation excellence VS amélioration continue

Eight Reasons why Innovation beats Efficiency

Faut-il opposer les démarches d’innovation à celles liées à l’amélioration continue ? Si optimiser les processus et faire la chasse aux gaspillages est essentiel, cela ne permet pas néanmoins de réinventer la manière de faire les choses pendant que d’autres le feront peut-être à notre place. Les démarches d’amélioration continue ne peuvent donc se suffire à elles-mêmes, alors que l’innovation est une question de survie pour créer des avantages compétitifs et attirer les collaborateurs les plus talentueux ; c’est l’apanage des leaders. À travers 8 bonnes raisons, Paul Sloane nous encourage dans cet article à donner la priorité à l’innovation plutôt que de la négliger dans sa course à l’amélioration permanente.

Les 5 facteurs pour conduire l’innovation digitale

The Five Factors That Drive Digital Innovation

Dissatisfaction – Simplification – Diversification – Amplification – Exemplification. Si Pearl Zhu peut sembler enfoncer des portes ouvertes en nous résumant ainsi les 5 grands facteurs qui peuvent influencer l’innovation digitale, elle nous rappelle avant tout que l’innovation, c’est de l’humain, une culture, un partenariat, une manière d’appréhender le monde… Selon elle, l'innovation digitale au sein d'une entreprise repose sur 5 facteurs :

  • La capacité à combiner l'insatisfaction liée à une situation dégradée avec l'excitation relative à la recherche de solutions alternatives.
  • La capacité à analyser les choses complexes et à les simplifier, à commencer par le processus d'innovation lui-même.
  • La capacité à ne pas rester figé en combinant les compétences et expériences de toutes les parties prenantes au sein de son écosystème.
  • La capacité à rendre tangibles les effets positifs de l'innovation en évitant notamment que les initiatives digitales restent à l'état de pilote ou de "proof of concept".
  • L'exemplarité du management qui constitue la première vitrine du dispositif d'innovation.

L’actu à la une en gestion des portefeuilles de projets

Le diagramme des champs de force de Lewin

Diagramme des champs de force de Lewin pour mieux appréhender le changement

André Gide disait que « Choisir, c'est renoncer ». Choisir d'aller vers ce à quoi l'on aspire ou ce qui est nécessaire et prendre le risque de sortir de sa zone de confort. Si l’on ramène ce principe à la complexité des prises de décision dans les entreprises, on en mesure pleinement la difficulté. On peut donc remercier Kurt Lewin qui a créé en 1940 le diagramme des champs de force : un outil particulièrement simple et efficace pour opposer les facteurs qui influencent le changement et clarifier les décisions. Son fonctionnement est simple : face un problème clairement défini, on liste de manière exhaustive d'un côté les moteurs et de l'autre les freins en évaluant chaque élément sur une échelle de 1 à 5 dont on fera le total. Il ne vous restera ensuite qu'à jouer sur les différentes forces pour que la somme des moteurs soit supérieure à celle des freins et faire basculer le choix.

Ces autres articles pourraient également vous intéresser :

Business Initiatives Lifecycle Management (BILM) : la direction de la Compétitivité

Business Initiatives Lifecycle Management (BILM), direction de la Compétitivité : approches idéales ou illusoires ?

Un article prospectif sur notre Blog pour rappeler que les démarches de qualité, d’amélioration continue et d’innovation sont majoritairement pilotées en silos dans les entreprises. Or, elles impliquent souvent les mêmes personnes et s’inscrivent toutes dans une seule et même logique : rendre l’entreprise plus performante et plus compétitive. Dans ces conditions, ne faudrait-il pas rassembler et coordonner tous ces sujets au sein d’une seule « Direction de la Compétition » ? Elle s’appuierait ainsi sur le concept du « BILM » pour Business Initiatives Lifecycle Management réunissant à la fois la méthode et l’outil collaboratif afin d’assurer la gouvernance centralisée des toutes les initiatives et ainsi mettre toutes les équipes en mouvement de façon coordonnée et bienveillante.

Philippe Silberzahn : innovation, technologie et stratégie

La technologie n’est pas qu’un outil, c’est le point de départ de la stratégie

Un article sur le Blog de Philippe Silberzahn qui nous rappelle le paradoxe de l’œuf et la poule : « Qui de l’œuf ou la poule est arrivé en premier ? ». En matière de transformation digitale, on peut raisonnablement se demander si « les nouvelles technologies sont au service de la stratégie ? », ou « est-ce que la stratégie doit être déclinée en fonction des nouvelles technologies » ? Si pour l’œuf et la poule, il s’agit plutôt d’une évolution naturelle, Philippe Silberzahn nous explique à travers plusieurs exemples concrets que la technologie est un point de départ indispensable qui permet ensuite de soutenir des démarches d’innovation digitale qui viendront nourrir la stratégie de l’entreprise…